The Language Room, Translation & Interpretation, Edinburgh, Scotland, London, UK

Are we human ? N’est-ce que le titre d’une chanson ? On nous demande souvent si la traduction automatique, effectuée par des machines, peut remplacer le travail des traducteurs. Une mission confiée récemment par un client nous a démontré que l’usage de la traduction automatique peut très vite avoir des conséquences désastreuses.

Nous sommes tous passés par là ; nous avons tous eu recours, à un moment donné ou à un autre, à la traduction automatique pour traduire un mot qui nous échappe et dont nous avons besoin dans la seconde.

Après cinq ans d’espagnol à l’école (j’avais même un correspondant espagnol), je suis incapable de me rappeler comment dire « chaise », alors que j’ai vraiment besoin d’une chaise supplémentaire dans ce restaurant espagnol bondé… Une rapide recherche sur Google et… Ah ! C’est ça : silla, mot féminin, si on se fie à la terminaison en –a. Sauvée !

Vous arrivez au Royaume-Uni et avez vraiment envie de l’un de ces délicieux scones anglais mais avez soudainement oublié comment dire « boulangerie ». Vous aviez pourtant fait de l’anglais à l’école et étiez même sortie avec un Anglais pendant quelques mois, mais le mot ne vous revient pas… Une petite recherche sur votre smartphone : c’est bien dans une bakery que vous trouverez ces pâtisseries dont vous avez terriblement envie.

Nous sommes tous passés par là, nous l’avons tous fait au moins une fois. Ça n’a pas changé la face du monde !

Là où la traduction automatique échoue face aux traducteurs

Ce n’est pas toujours aussi simple. Si vous aviez investi des milliers d’euros dans un système d’écrans tactiles en 19 langues, auriez-vous vraiment recours à Google traduction pour un mot dont la traduction manque ? Certainement pas.

Déconcertant, amusant, énervant… Comment une partie du corps (« dos ») s’est-elle retrouvée sur des écrans interactifs exclusifs tout nouvellement acquis ?

Tout a commencé avec un tout petit oubli. La personne du service informatique a oublié de transmettre à l’agence de traduction le mot back, pour le bouton de retour à l’écran précédent. Un tout petit mot néanmoins indispensable pour terminer le projet. Cette personne s’est certainement dit que Google traduction était là pour la tirer de ce pétrin et lui permettre de boucler le projet sans que personne ne remarque son oubli… Sauf qu’en tapant le mot back dans Google traduction et en sélectionnant « français », c’est bien une partie du corps que l’on obtient : « dos ».

C’est précisément dans cette situation qu’il ne faut surtout pas avoir recours à la traduction automatique, même pour un seul tout petit mot. Lorsque vous avez consacré plusieurs semaines à mener à bien un projet important et investi de l’argent pour obtenir un produit final parfait d’un point de vue linguistique… Envoyez l’intégralité du texte à une agence de traduction professionnelle (constituée d’humains) qui se chargera de le faire traduire (par des humains) et relire par un second traducteur (humain, lui aussi !).

Seriez-vous prêts à utiliser Google pour traduire le compromis de vente de la maison que vous souhaitez acheter en Espagne ? Ou le rapport médical établi lorsque vous vous êtes cassé une jambe à l’étranger, dont vous avez besoin en français pour que votre médecin, à votre retour, puisse savoir exactement ce qui est cassé ? Bien sûr que non, et à juste titre. Nous ne sommes pas des machines, mais bien des humains en chair et en os… Pour le moment en tous cas !

Alors, traduction automatique ou traduction humaine ? Lorsque vous investissez dans la traduction pour booster votre activité commerciale, c’est toujours l’humain qui gagne.